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Vous venez d’obtenir un nouveau poste. Mais pour vraiment réussir votre examen d’entrée, il faudra peut-être vous mettre au baby-foot, oublier votre cravate ou renoncer à votre casquette de super-technicien.
Comment "survivre" à une promotion ? La question, un brin provocante,
est pourtant loin d’être stupide. Tout à l’enthousiasme de son embauche
ou de sa nomination à un nouveau poste, plus d’un manager se fourvoie
dès les premières semaines de sa prise de fonction, faute de réussir à
s’intégrer dans sa nouvelle équipe ou de bien mesurer les enjeux de sa
mission.
La liste des écueils qui parsèment cette phase délicate est
longue. On dit communément que le promu dispose de cent jours pour
confirmer la validité de sa nomination. C’est une période bien courte
pour faire ses preuves, notamment à un poste de management. Mieux vaut
garder en tête les erreurs à éviter absolument.
Arrivé tout droit de la finance, ce cadre recruté par une société de
logiciels a mis quelques semaines avant de se défaire du
costume-cravate de rigueur dans son ancien job. Un look détonnant aux
yeux de ses nouveaux collègues habillés, eux, à la mode start-up. Les
codes vestimentaires doivent être pris en compte, car ils font partie
de la culture d’entreprise, de la même façon que le respect des
horaires, le tutoiement ou certaines habitudes, comme celle de partager
un verre après le bureau.
Chez Google, par exemple, il est d’usage de
fréquenter la salle de jeux pour se livrer à des parties de baby-foot.
De même, la soirée d’échanges informels du vendredi soir – le fameux
"thank goodness it’s Friday" – est une institution. Renseignez-vous
avant votre arrivée auprès de chasseurs de têtes ou d’anciens de la
société contactés via votre réseau. Cherchez également sur Internet si
votre patron a écrit des ouvrages et, si c’est le cas, lisez-les. Les
premiers jours, évitez de vous exposer et observez votre environnement.
Si un doute subsiste, ne préjugez pas de la situation, demandez plutôt
des éclaircissements à un autre manager qui, idéalement, ne sera ni un
subordonné, ni votre patron.
A défaut d’être la bonne, la première impression est déterminante : il
serait dommage de bâcler la prise de contact avec vos nouveaux
collaborateurs. Présentez-vous lors d’une réunion. Inutile de faire
long : expliquez en quelques mots votre parcours, affirmez votre
satisfaction d’avoir intégré l’entreprise, en soulignant au passage ses
succès. Dans la foulée, annoncez que vous allez recevoir chaque
collaborateur individuellement pour faire connaissance. Ces tête-à-tête
sont l’occasion d’évaluer les attentes de votre équipe… qui ne
correspondent pas forcément aux objectifs fixés par votre hiérarchie.
Profitez-en pour repérer d’éventuels alliés, ou du moins des
informateurs fiables.
Gaëlle Ginibrière
Lire la suite de cet article sur capital
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