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Les règles pour mieux travailler en open space...
Cette organisation de l’espace de travail est de plus en plus prisée
par les entreprises. Mais elle exige une bonne dose de savoir-vivre de la part des salariés pour que la cohabitation demeure pacifique...
Entre 6 et 8 mètres carrés : c’est la surface moyenne dont dispose un
salarié du secteur tertiaire pour travailler. Principal responsable de
cette exiguïté ? L’open space, adopté par 60% des entreprises
françaises, essentiellement pour des raisons économiques.
Les personnes
installées sur un plateau ouvert
sont, elles, très réservées sur les mérites de cet aménagement. L’open
space est en effet accusé de générer du stress, d’être bruyant et
fatigant, d’empêcher la concentration, de supprimer toute intimité…
Alors, comment rester performant dans cet environ
ement hostile ? Quelques règles de bons sens et de savoir-vivre vous
aideront à apprivoiser les lieux et à profiter pleinement de ces
aménagements, pas forcément aussi diaboliques qu’on le prétend.
Le bruit, voilà bien la principale nuisance de l’open space. Entre les
conversations téléphoniques, le ronronnement des appareils en tout
genre et les discussions, les décibels ont vite fait de grimper. Même
si des solutions techniques existent, comme l’installation de parois antibruit, le calme ne peut régner que si chacun y
met du sien. Il faut donc éviter de parler trop fort ou, pis,
d’interpeller ses collègues d’un bout de la pièce à l’autre. Si vous
avez quelque chose à leur dire, déplacez-vous, envoyez un texto ou un e-mail. Pensez aussi à régler au minimum le volume de
la sonnerie de votre téléphone et mettez votre portable en mode
vibreur.
Mieux : filtrez vos appels personnels pour ne répondre qu’aux
plus urgents, et faites des pauses pour passer les vôtres de
l’extérieur. Vous épargnerez à vos collègues vos débats sur le nombre
de steaks à acheter pour le dîner ou le cadeau d’anniversaire de votre
meilleur(e) ami(e). Si votre profession implique que vous restiez de
nombreuses heures au téléphone,
munissez-vous d’un kit mains libres : on parle moins fort ainsi équipé.
Dans un open space, on partage tout : le bruit, mais aussi les odeurs.
Dans la mesure du possible, évitez de déjeuner à votre bureau ou
d’abandonner dans la poubelle vos restes de paninis. Attention, cependant, à ne pas glisser vers une ambiance
carcérale. Si vous êtes manager, tolérez les moments de détente, voire
de franche rigolade, où tout le monde se lâche.
Pensez
également à ranger vos affaires afin de ne pas envahir l’espace vital
du voisin. Evitez d’entasser les dossiers pour ne pas obstruer le champ
visuel de vos collègues. Et le soir, quand vous partez, triez vos
papiers. Bref, par respect pour les autres au moins autant que par souci
égoïste d’efficacité, faites le ménage.
Adopter cette discipline au
quotidien vous aidera à mieux gérer vos priorités et à bien démarrer la
journée du lendemain. Chez Sodexo, en «full open space» d
puis son installation à Issy-les-Moulineaux, en 2008, ces règles de vie
en commun sont officialisées dans une charte. On y trouve des conseils
du type : «Rangeons nos affaires avant de partir chaque soir» ou
«Maintenons notre poste de travail et nos espaces communs propres»…
Le respect de ces règles élémentaires de
courtoisie est indispensable. Sans ces efforts de la part des
utilisateurs, la vie en open space risque de tourner au cauchemar. On
peut même obtenir l’effet inverse de celui qui était recherché : gêner le travail d’équipe, au lieu de le favoriser.
Quand
les conversations personnelles des collègues deviennent incommodantes,
il ne faut pas hésiter à intervenir et à solliciter poliment le retour au calme. Vous ne passerez pas pour le rabat-joie de
service si vous leur expliquez que vous avez un travail urgent à
terminer et que vous devez vous concentrer.
Chez PepsiCo, des salariés
sont désignés pour veiller au respect des règles de
savoir-vivre. En cas de conduite gênante, ils déposent une figurine
représentant le gendarme de «Oui-Oui» sur le bureau du mauvais élève !
Quoi qu’il arrive, restez zen. Mais si la situation devient vraiment
intenable, parlez-en à votre supérieur hiérarchique et demandez à changer de place. Certaines grandes entreprises
organisent d’ailleurs des rotations de postes tous les six mois...
Valérie Froger
Lire la suite de cet article sur capital
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