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Le salaire constitue la "première source d'insatisfaction", selon une enquête de l'Insee menée fin 2007, et publiée mardi 8 décembre...
La moitié des salariés aspiraient à au moins 330 euros mensuels de plus
et 55% ont mis une note de 0 à 5 sur 10 à leur salaire. La frustration
était moindre quant aux conditions de travail (32% de note inférieure
ou égale à 5), aux horaires (28%) ou la stabilité de l'emploi (27%).
Pour
l'Institut, l'instabilité de l'emploi est "fortement concentrée" sur
une minorité de travailleurs, les conditions de travail "difficiles à
comparer" et la pénibilité et les risques "souvent l'objet d'un déni".
"Au contraire, il semblerait qu'il n'y ait pas de normes sociales
censurant la conscience d'une insatisfaction en matière de salaires",
selon l'Insee.
Si l'insatisfaction est beaucoup plus forte chez ceux
qui touchent un faible salaire, le montant n'explique pas tout. Les
salariés comparent le salaire perçu et celui qu'ils jugeraient normal
de recevoir avec leur expérience professionnelle (63% estiment qu'elle
est mal récompensée), leur diplômes (31% jugent leur salaire plutôt
faible étant donné leur niveau d'études).
"Avoir
le sentiment, fondé ou non, de travailler dans une entreprise qui paye
mal conduit à définir un salaire normal supérieur de 9% par rapport à
un salarié aux caractéristiques analogues mais ayant le sentiment que
son entreprise paye bien", indique l'Insee...
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